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22 avril 2013

déclaration FSU du CDEN Carte scolaire du 16 avril 2013

Déclaration au CDEN du 16 avril 2013

Monsieur le Préfet Madame la Directrice Académique Mesdames et Messieurs

Ce CDEN étudie la première carte scolaire du changement annoncé il y a presque un an.

De fait, notre département reçoit 123 postes supplémentaires dans le premier degré, 53 ETP supplémentaires en collège et 23 en lycée.

Cette dotation positive correspond bien aux annonces de création de postes dans un secteur qui, il faut le rappeler, sort largement sinistré par une politique sans autre objectif que la réduction de l’emploi public.

La FSU salue cet effort budgétaire qui doit être poursuivi car l’Education est bien le meilleur investissement d’une société.

Pour autant, bien des interrogations demeurent à cette étape.

Dans le premier degré, le solde des ouvertures/fermetures est de 29 pour une arrivée de 1874 élèves supplémentaires.

Dans ces conditions, les effectifs des classes seront toujours aussi surchargés.

L’Essonne restera le dernier département de France en termes de E/C, notamment en élémentaire et en éducation prioritaire, et le P/E restera inférieur à la rentrée 2011.

Nous apprécions l’attention portée à la prise en charge du handicap, même si nous regrettons l’absence de dynamique concernant les RASED.

De même, l’implantation de 22 postes de maîtres surnuméraires (revendication constante du SNUipp-FSU depuis sa création) doit modifier progressivement les pratiques pédagogiques en répondant mieux aux besoins de nos élèves. Nous estimons que le dispositif des maîtres surnuméraires a vocation à être généralisé à toutes les écoles conjointement avec une baisse des effectifs par classe partout.

Selon la circulaire ministérielle, l’accueil des TPS devrait se faire dans de bonnes conditions avec les postes dédiés au mouvement, un effectif de classe réduit, des locaux adaptés et un cadre adapté. Nous veillerons à ce que la réalisation de cette scolarisation soit conforme aux 10 principes de référence qui engagent l’Etat et les collectivités concernées.

La situation de l’Education prioritaire est préoccupante.

Dans ce secteur, le statu quo est de rigueur sauf sur la question qui fâche vraiment, à savoir le relèvement de 25 à 27 des seuils d’ouvertures/fermetures dans les écoles maternelles en Education prioritaire.

Alors que de récents travaux démontrent que la réduction des effectifs des classes, notamment dans les zones prioritaires, a des effets positifs sur la réduction des inégalités scolaires, ces écoles maternelles subiraient une décision contraire avec une hausse moyenne de 2 élèves par classe.

Rien ne saurait justifier une telle mesure. Pire, si des conditions d’accueil des TPS sont mises en place (22 élèves par classe maximum), ce sont les autres niveaux qui vont accueillir 28, voire 30 élèves.

Nous exigeons le maintien des seuils à 25 par classes.

Sur la question des rythmes scolaires, des échanges fructueux ont eu lieu dans de nombreuses communes entre les partenaires. Pour autant, localement, la parole des enseignants n’a pas été entendue par certaines municipalités qui ont choisi de passer en force ! La qualité des relations futures risque d’en pâtir. Notre demande de réécriture d’un décret mal ficelé reste d’actualité.

Concernant le 2nd degré, quelle ne fut pas notre surprise de voir, en groupe de travail, que la balance suppressions/créations de postes était négative pour une dotation positive !

Heureusement, après plusieurs interventions de notre part et des délégations d’établissements la situation a bougé. Nous nous félicitons que, pour les collèges, les 2/3 de nos demandes aient été satisfaites, avec la création de 23 postes supplémentaires ;

en revanche, pour les lycées généraux, polyvalents et professionnels, les 6 créations de postes sont clairement insuffisantes.

Au total, avec 313 créations de poste pour 289 suppressions (dont 66 mesures de carte scolaire), le solde n’est que de 24 créations de poste. Très loin des 76 ETP annoncés à l’origine...

Comment expliquer ce paradoxe ? Le discours porté ces dernières années par le ministère, et relayé par les instances rectorales et départementales, sur l’autonomie du chef d’établissement, a trouvé son ultime traduction : alors que le ministre veut créer des postes, on nous fournit des documents où il est question d’en détruire encore davantage !

Voilà ce qui se passe lorsqu’on n’écoute pas les personnels, lorsqu’on ne convoque pas les conseils d’administration, ou lorsqu’on les convoque trop tardivement. Voilà ce qui se passe lorsqu’on refuse de dialoguer avec les représentants des personnels dans les établissements. C’est encore le cas dans trop de collèges et lycées, où l’autonomie de l’EPLE se réduit à celle du chef d’établissement.

Si nous comprenons les non-créations de postes quand il y a des temps partiels, l’argument selon lequel l’existence de projets financés sur la DHG compromettrait la création d’un poste, n’est pas acceptable. Si vous souhaitez une Éducation Nationale sans projet dans les établissements, c’est ce type d’argument qu’il faut employer !

Telle n’est pas notre ambition pour le service public d’éducation.

Il nous faut aussi aborder la question des CAP.

Il y a 3 ans, l’Inspecteur d’Académie, recevant une intersyndicale, avait déclaré que le nombre d’élèves en classe de CAP était de 12 pour les classes d’élèves de SEGPA, ou 15 pour celles composées d’élèves de 3ème gale ou insertion surtout.[/rouge]

Les classes de CAP sont composées très largement d’élèves issus de SEGPA, une partie d’entre eux relève de l’illettrisme ; d’autres, sortant de CLA relèvent du FLE ; certains sont issus d’ULIS, c’est-à-dire handicapés et suivis par la MDPH.

Ces classes recrutent aussi des 3ème d’insertion et des élèves sortant de 3ème générale. Ces classes sont donc très hétérogènes avec souvent des difficultés de gestion et demande beaucoup d’attention pour permettre aux élèves d’obtenir leur diplôme, diplôme de niveau 5.

Or, il semble que la Direction Académique envisage des classes à 24 pour la rentrée. Pour la FSU, ce serait sacrifier ces élèves, notamment en enseignement général, et renoncer à lutter contre l’illettrisme.

La situation à l’EREA d’Ollainville nous inquiète également.

Il semble que ses inscriptions soient bloquées. Pouvez-vous nous dire s’il existe un nouveau projet pour cet établissement ? Pourquoi les personnels n’en ont-ils pas connaissance ? Qu’est-il prévu pour les populations qui y sont scolarisés ?

La FSU se félicite que le principe d’internat d’excellence soit abandonné au profit d’une politique égalitaire. Si la réussite scolaire nécessite des efforts, ces derniers doivent profiter à tous les élèves.

Nous devons aussi rappeler la situation de nos collègues AED et EVS qui vivent la précarité. Pour certains d’entre eux, la paie de mars a été différée de plusieurs jours avec des conséquences dramatiques au niveau financier.

La FSU porte un regard critique sur la loi d’orientation soumise au Parlement.

Si nous en apprécions certains aspects (citons les dotations, la volonté de reconstruire la formation des enseignants, le rappel des valeurs qui fondent l’Ecole de la République, la priorité à l’école primaire), force est de constater qu’il n’opère pas la rupture nécessaire avec le passé.

Les personnels que nous représentons doivent percevoir de vraies évolutions. Les élèves auxquels nous nous consacrons doivent avoir accès à plus et mieux d’Ecole.

La FSU continuera à agir pour que de vraies solutions soient trouvées pour la réussite de tous les élèves dans le respect des personnels.

 

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