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9 septembre 2013

Déclaration du SNUipp FSU, CAPD du 9 septembre 2013

La CAPD sur la phase d’ajustement des affectations à TP se tient aujourd’hui.

La phase d’ajustement des affectations à titre provisoire questionne toujours autant les collègues. Ils/elles ne perçoivent pas comment se déroulent les affectations, souvent loin de chez eux, pas toujours en fonction de leurs vœux au mouvement principal ou de leur barème. C’est pourquoi le SNUipp-FSU 91 revendique le retour à deux phases de saisie de vœux , l’une pour le mouvement à titre définitif, l’autre pour le titre provisoire.

De nombreux enseignants nous ont saisis des conditions difficiles de leur rentrée : beaucoup ne savaient pas où effectuer leur pré-rentrée, certain(e)s affecté(e)s en circonscription ont été éconduits ou confiné(e)s dans une pièce quand il ne leur a pas été dit qu’ils/elles ne figuraient pas sur les listes de la circonscription. Il apparait maintenant que ces derniers sont réaffectés dans la Brigade Départementale.

La tenue d’une CAPD avant la rentrée aurait évité bon nombre d’interrogations et de mécontentements.

Le CTSD carte scolaire du 6 septembre a confirmé que la hausse démographique départementale va consommer les trois-quarts de la dotation ministérielle.

L’Essonne a encore et toujours besoin d’enseignants pour rattraper son retard national au niveau du nombre de professeurs pour 100 élèves (P/E), du nombre moyen d’élèves par classe (E/C le plus fort de France en élémentaire et en Education Spécialisée) mais aussi de la scolarisation des enfants de moins de trois ans puisque notre département avait un des 5 plus faibles taux en 2012.

Plus largement, les situations de l’Académie de Versailles et de Créteil mériteraient une attention toute particulière. Concrètement, les enseignantes et enseignants de l’Essonne ne percevront aucun réel changement dans leur quotidien avec des classes toujours aussi chargées.

Cette année va être la continuation de la refondation à la sauce Peillon. Sur certains aspects, nous constatons une certaine continuité, et non une rupture, avec les politiques précédentes :

• La création des conseils CM2/6ème et la mise en place progressive de 4 cycles, dans le cadre de l’école du socle sont dans la droite ligne des réformes Châtel/Fillon auxquelles nous nous opposions déjà.

• La parution cet été d’un rapport concernant l’Education prioritaire ne remet pas en cause la dégradation des conditions d’exercice dans ce secteur. Plutôt que de s’appuyer sur les travaux de Thomas Piketty et préconiser une baisse importante des effectifs en RAR et RRS, ce rapport n’envisage que de renforcer la formation et l’accompagnement des équipes. C’est loin de répondre à la problématique des inégalités de territoires et par conséquent scolaires.

De plus, il serait inacceptable que des dizaines d’écoles soient abandonnées en raison d’une dé-labellisation ou d’un recentrage de la carte sur un très faible nombre d’écoles coïncidant avec la réforme de la politique de la ville (alignement sur les Zones de Sécurité Prioritaire par exemple).

• La question salariale n’est toujours pas envisagée. L’an dernier, le SNUipp-FSU a alerté le ministère sur le déclassement des professeurs des écoles y compris par rapport aux professeurs des collèges qui partagent la même grille salariale. L’indemnité de 400€ (ISAE versée en septembre et en juin) est loin de correspondre à l’ISOE du 2nd degré (1200€ annuels). L’augmentation du taux de passage à la Hors-Classe permettra à quelques dizaines de collègues de plus – tant mieux pour eux – d’y accéder mais, dans le même temps, la majorité des collègues partent à la retraite sans avoir atteint le 11ème échelon. Sur cette question des rémunérations, tout est à revoir, y compris pour redonner de l’attractivité à notre métier.

Un changement de logique de pensée s’impose.

Nous appelons toujours à une vraie refondation de l’école.

Sur certains points, il faudrait passer à la vitesse supérieure. Pour atteindre l’objectif fixé par le ministre des 3000 postes destinés à la scolarisation des moins de 3 ans, il faudrait 10 ans au rythme actuel et 7 ans pour le dispositif plus de maîtres que de classes. D’autres chantiers s’ouvrent : réforme des programmes, direction d’école, Education Prioritaire. Les propositions qui en sortiront doivent être à la hauteur des attentes de la profession, constituer un réel progrès pour les enseignants comme pour les élèves.

Enfin, nous ne saurions terminer cette déclaration sans évoquer la question des rythmes scolaires qui doit être revue. Le décret, dont on a vu les limites et incohérences, doit être réécrit, les enseignants entendus. Le SNUipp-FSU 91 considère que les « bons rythmes » sont ceux qui font consensus au sein de la communauté éducative. Les projets de modification des rythmes doivent recevoir l’accord des Conseils d’Ecole pour être mis en place. Le SNUipp-FSU 91 ne décidera pas à la place des équipes de ce qu’il faut faire localement. En revanche, il accompagnera tous les collègues qui le souhaitent.

Nous invitons toutes et tous les collègues à se saisir des avis émis par le CHS-CT départemental (Comité Hygiène Sécurité – Conditions de Travail) pour faire valoir leur position. De même, le SNUipp-FSU a déposé un préavis de grève courant du lundi 16 septembre 2013 au 5 juillet 2014 afin de fournir aux équipes, le cas échéant, tous les moyens possibles de faire entendre leur voix à l’échelle d’une école, d’une ville, d’une circonscription, voire du département.. En tant que salariéEs, il est logique que nous nous exprimions sur nos conditions de travail.

Nous défendons nos droits : c’est normal et c’est l’exigence de notre organisation.

 

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