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4 mars 2014

Motion du SNUipp 91 sur la question des rythmes

Intervention d’Emmanuel CABIRAN au nom du Conseil Syndical du SNUipp -FSU de l’Essonne lors du Conseil National du 15 janvier 2014

Depuis plus de 18 mois, la question des nouveaux rythmes suscite le trouble, l’inquiétude ou la division dans la communauté éducative. Dans de nombreux endroits où elle a été déjà mise en place, elle provoque le mécontentement des enseignants et des parents.

Elle camoufle l’indigence des mesures prises au titre de la soi-disant refondation : tout semble fait à l’économie, voire à contrecœur.
- Le discours culpabilisant nous rappelant que les 60 000 postes sont créés au détriment d’emplois dans le reste de la fonction publique est de plus en plus utilisé : le ministre est trop bon de nous concéder quelques mesures quand on voit les résultats PISA !
- Cela permet aussi de ne pas trop s’intéresser aux autres chantiers dans lesquels on peut observer une continuité certaine avec l’idéologie passée dans les réponses apportées : profilage des postes, individualisation renforcée des carrières par la création du GRAF, réflexion dans le cadre de l’école du socle et du LPC, …

Par conséquent, le SNUipp-FSU 91 demande l’abrogation du décret Peillon et sa réécriture à des jours meilleurs. Ce dernier porte en lui les prémisses de la déconstruction du Service Public d’Education Nationale et sa territorialisation.

Par ailleurs, une réflexion doit être menée autour de la coéducation, terme souvent utilisé ces jours-ci par les tenants du décret pour renforcer la mainmise des mairies sur des missions de l’école (culture, arts plastiques, sport) et instaurer une coresponsabilité entre enseignants et personnels municipaux à la fin de la classe.

Les dangers intrinsèques que nous redoutions se confirment : il y a bien renforcement des inégalités territoriales au niveau des activités péri-éducatives tant sur la qualité que la participation financière, ou non, des familles. L’influence et les pressions des municipalités sur les équipes enseignantes se sont confirmées, souvent avec la complicité des IEN présents dans les réunions de concertation.

Les collègues n’ont pas le choix de l’organisation hebdomadaire ni de l’organisation de l’APC. A cet égard, le SNUipp-FSU 91 réitère sa demande de suppression pure et simple de l’APC, c’est-à-dire la diminution de 36 heures de nos heures annualisées.

Pour autant, il n’est pas question d’en rester à la situation actuelle : la révision des rythmes scolaires devra être envisagée une fois que toutes les problématiques concernant le fonctionnement de l’école et la réduction des inégalités auront été abordées et des solutions proposées.

Ce que doit viser la réforme de l’école, c’est une véritable amélioration des conditions de travail des élèves et des enseignants qui passe par une baisse des effectifs, une reconstitution des Rased, une politique ambitieuse en Education Prioritaire, des programmes cohérents et adaptés, une diminution de notre temps devant élèves.

Il sera toujours temps de revoir les rythmes scolaires ensuite.

 

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