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Vous êtes actuellement : AU GRE DE LA COVID : l’Ecole à l’épreuve de la pandémie 

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21 mars 2020

NON à la mise en danger des personnels et de nos concitoyens

Les militants du SNUipp FSU 91 s’associent à la déclaration des camarades du Tarn et Garonne et vous la répercutent.

La semaine qui se termine a été difficile pour notre pays, pour nous et nos proches, pour nos élèves et leur famille.

Nous devons faire face à l’urgence, à l’essentiel, à ce qui doit être la priorité en cette période de risque pandémique : assurer les conditions les meilleures pour limiter la transmission de la maladie et aider les personnels soignants et leurs auxiliaires à aller travailler pour assurer la continuité des soins des personnes développant des complications.

A ce titre, nous avons su nous mobiliser et nous organiser, sur la base du volontariat, en coordination avec les collectivités locales pour assurer cet accueil.

Pour protéger ces enfants et nous protéger nous aussi il est nécessaire de dépasser les seuls gestes barrières. Il est impossible de vivre une journée de classe avec des élèves sans s’en approcher à moins d’un mètre. Tous les personnels travaillant pour cet accueil ont besoin de protections individuelles.

Hormis cet accueil, nous devons considérer notre activité professionnelle sous l’angle de la priorité première : limiter la transmission de ce virus.

Il nous faut pour cela supprimer les interactions qui ne seraient pas liées à des motifs impérieux.

Le ministre de la Santé, le Premier Ministre, le Président de la République, le directeur de la Santé Publique, la presse et les réseaux sociaux et surtout les équipes médicales engagées dans les soins relaient de nombreux appels à rester chez soi.

A contre-courant de toutes ces injonctions, Le ministre de l’Éducation nationale déclarait hier sur BFMTV que venir à l’école chercher des photocopies est un motif familial impérieux.

Dans notre hiérarchie locale, les demandes pour se déplacer, venir à l’école, faire venir les parents concernés sont de plus en plus pressantes.

Pour rappel la loi dit : « Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. » (Article 28 de la loi 83-634.).

Obéir à ces injonctions reviendrait à compromettre gravement l’intérêt public, pour autant nous n’appelons pas à désobéir au ministre, mais à respecter la loi dans l’intérêt public.

Nous avons affaire à une pandémie, nous devons prendre les décisions qui s’imposent.

Comment nous sentirions-nous si nous apprenions dans quelques jours que pour assurer une continuité qui n’a de pédagogique que le nom (nous ne sommes pas en capacité de faire apprendre quoi que ce soit en ce moment, au niveau pédagogique autant que technologique), nous avons favorisé la circulation du virus, entraînant d’éventuelles complications graves voire mortelles ?

C’est tout notre paradigme que nous devons revoir, nous sommes des citoyen-ne-s avant d’être des enseignant-e-s, et par civisme, quels que soient les ordres irresponsables du ministre de l’Éducation Nationale et de toute la chaîne hiérarchique, nous devons rester chez nous et ne pas inciter les familles de nos élèves (les plus fragiles d’entre-elles au niveau socio-économiques sont celles qui ne sont pas équipées) à enfreindre les règles impératives de confinement.

Nous avons conscience que ce refus d’accomplir ces gestes va creuser un écart qui n’avait pas besoin de l’être entre nos élèves.

Ce sera notre rôle lorsque nous pourrons reprendre le chemin de notre école (avec le moins de morts possible, nous l’espérons) de prendre en compte cette disparité et d’y répondre en faisant le nécessaire dans nos classes.

Le ministre feint de découvrir ces inégalités, or depuis deux ans il n’a pas eu la politique nécessaire pour répondre à celle-ci : les RASED ne sont pas rétablis dans des conditions qui permettent leur action efficace, la carte scolaire et la chute des postes aux concours signent son inaction en la matière.

Il a beau jeu de nous demander de compenser les inégalités scolaires, alors que de son côté il ne met pas en œuvre la politique qui permettrait de les supprimer.

OUI au confinement

OUI à l’accueil dans de bonnes conditions sanitaires des enfants de personnels soignants

OUI à la continuité scolaire et à l’accompagnement de nos élèves dans la limite des règles de confinement

NON à la mise en danger des personnels et de nos concitoyens.

C’est pourquoi le SNUipp-FSU 91 appelle les enseignant-e-s à respecter strictement les lois et consignes de protection de la société face aux dangers sanitaires actuels.

Notre consigne syndicale est claire :

n’y allez pas, ne suivez pas les injonctions des IEN, et restez chez vous (sauf accueil des enfants de soignant-e-s).

A la fin de cette terrible crise, il sera temps de demander des comptes à ce ministre pour tous ses agissements

 

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